Ce guide pratique de vingt-huit pages traite de l’arbitrage à Singapour du point de vue d’une entreprise française, depuis la rédaction de la clause compromissoire jusqu’à l’exécution de la sentence sur des biens situés en France. Il part d’un constat simple : dans la plupart des contrats, le siège singapourien n’est pas choisi, il est accepté, et les conséquences de cette acceptation se découvrent au moment du litige.
Douze parties suivent la vie du contrat. Ce que le choix de Singapour engage réellement, les six décisions que la clause prend à votre place, les procédures que le règlement SIAC de 2025 déclenche sans vous, la mesure d’urgence obtenue avant la constitution du tribunal, la jonction et la consolidation lorsque plusieurs contrats sont en cause, la possibilité de faire trancher une question ou rejeter une demande avant l’audience, le financement du procès et le coût réel de la procédure, la confidentialité et ses brèches, les recours devant le juge singapourien, l’exécution en France selon les articles 1514 et suivants du code de procédure civile, le cas maritime et le choix entre la chambre maritime de Singapour et le centre international, enfin la négociation de la clause lorsqu’elle vient d’en face.
Le guide se termine par une feuille de route de quinze décisions à arrêter avant de signer, des clauses types commentées et un lexique. Il s’adresse aux directions juridiques, aux dirigeants de sociétés exportatrices, aux négociants, aux armateurs et affréteurs, et aux conseils qui rédigent des contrats internationaux sans pratiquer quotidiennement l’arbitrage asiatique.
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Questions fréquentes
À qui s’adresse ce guide ?
Aux directions juridiques et aux dirigeants d’entreprises françaises dont les contrats désignent Singapour comme siège de l’arbitrage, ou qui se voient proposer une telle clause par un partenaire asiatique. Négoce de matières premières, affrètement et transport maritime, distribution, coentreprises industrielles, licences de technologie et prises de participation sont les configurations les plus fréquentes. Le guide suppose une familiarité avec la vie des affaires, non une pratique de l’arbitrage international.
Que contient exactement le guide ?
Vingt-huit pages organisées en douze parties, qui suivent le contrat de la négociation de la clause jusqu’à la saisie en France. Sont traités le choix du siège et ses conséquences, les six décisions que la clause prend à votre place, le règlement SIAC de 2025 et ses procédures automatiques, la mesure d’urgence, la jonction de contrats multiples, le rejet anticipé des demandes, le financement du procès, la confidentialité, les recours devant le juge singapourien, l’exécution en France, le cas maritime et la négociation d’une clause imposée.
Pourquoi tant d’entreprises françaises acceptent-elles un siège à Singapour ?
Parce que le partenaire l’exige, et parce que le cadre singapourien est prévisible. L’International Arbitration Act de 1994 reprend la loi type de la CNUDCI, le contrôle du juge est étroit, et la Convention de New York permet à la sentence de circuler dans plus de cent soixante États. Le guide explique ce que cette prévisibilité coûte en contrepartie, notamment sur le droit applicable à la clause elle-même, question tranchée par la Cour d’appel de Singapour dans l’affaire Anupam Mittal en 2023.
Combien de temps dure un arbitrage SIAC ?
Cela dépend de la procédure applicable, et cette procédure se déclenche souvent sans que les parties l’aient choisie. Le règlement de 2025 organise une voie accélérée en dessous d’un certain seuil de litige, une procédure simplifiée encore plus brève, et des mécanismes permettant de trancher une question ou de rejeter une demande avant l’audience. Le guide décrit chacune de ces voies, ses délais et la façon dont la rédaction de la clause peut les ouvrir ou les fermer.
Peut-on obtenir une mesure d’urgence avant la constitution du tribunal ?
Oui. Le règlement SIAC permet de saisir un arbitre d’urgence dont la désignation intervient dans un délai très court, avant même que le tribunal arbitral ne soit formé. Le guide expose les conditions de la demande, ce que l’arbitre d’urgence peut ordonner, ce qu’il ne peut pas, et l’articulation avec la saisie conservatoire que le juge français peut autoriser sur les biens situés en France pendant que l’arbitrage se poursuit.
Une sentence rendue à Singapour est-elle exécutoire en France ?
Elle n’est pas exécutoire de plein droit. Elle doit recevoir l’exequatur du tribunal judiciaire de Paris, selon la procédure des articles 1514 et suivants du code de procédure civile. Le contrôle du juge français porte sur un nombre limité de griefs et ne rejuge pas le fond. Le guide détaille les pièces à produire, le déroulement de la requête, les voies de recours ouvertes à l’adversaire et les mesures d’exécution qui suivent.
Le guide dispense-t-il de consulter un avocat ?
Non, et il ne s’y essaie pas. Il donne le vocabulaire, la chronologie et les questions à poser, ce qui permet d’arriver préparé à la négociation ou au contentieux. Trois décisions au moins ne se règlent dans aucun modèle, le choix de l’institution, la rédaction de la clause lorsqu’elle vient d’en face, et l’arbitrage entre un recours à Singapour et une résistance à l’exequatur en France. Elles dépendent du dossier.
Sur les questions voisines, le cabinet a publié une analyse de l’exécution en France d’un jugement singapourien, une étude de la requête en exequatur d’une sentence arbitrale, des pièces à produire et des recours, et une présentation des saisies conservatoires sur les biens du débiteur en France avant l’exequatur.
En attendant de recevoir le guide, les analyses correspondantes sont accessibles librement : Arbitrage à Singapour, SIAC, SCMA ou ad hoc, sur le choix du siège et de l’institution ; Clause d’arbitrage SIAC, sur les six décisions à prendre avant de signer ; Règlement SIAC 2025, sur la procédure simplifiée qui s’applique sans vous ; Arbitre d’urgence du SIAC, sur la mesure obtenue en vingt-quatre heures ; Exécuter en France une sentence rendue à Singapour, sur l’exequatur et les saisies ; Contester une sentence rendue à Singapour, sur l’annulation, le SICC et la réforme en cours.
